Vélo : Soyons maîtres chez nous!
L’été touche à sa fin, le soleil reprend ses habitudes de petit vieux, il se couche de plus en plus tôt et se lève plus tard. Le cégep est déjà recommencé et l’université ne saurait tarder. Tout le monde va recommencer sa petite vie d’automne et d’hiver, c’est-à-dire avoir les yeux collés le matin et le sourire qui viendra se fondre au visage seulement après avoir bu un, voire deux, ou trois cafés. Puis, la fin de semaine les bars feront la palette avec nous.
Il n’y a pas que de mauvais côtés au retour du froid, il y aura le hockey et les téléromans qui tenteront de vous faire couler votre session. Pour ceux qui n’apprécient guère les millionnaires « pouceux de puck », vous aurez la chance, encore cette année, de voir un événement sportif habituellement réservé au public européen.
Le Grand Prix Cycliste de Québec est de retour, le 9 septembre exactement. Avec la popularité du cyclisme qui ne cesse de grandir d’année en année, c’est un privilège que nous offre Serge Arsenault, aidé par une équipe de passionnés, de pouvoir être l’hôte d’une course de ce calibre dans nos rues. Pour la deuxième année, le peloton foulera le bitume québécois. L’an dernier, le français Thomas Voeckler, 4e du Tour de France en juillet, avait réussi où Montcalm avait échoué. Grâce à lui, la France a repris le contrôle de la ville fortifiée, perdue aux mains des Anglais 250 ans auparavant.
Est-ce que le régime français se prolongera cette année? Le général Voeckler ne sera pas de retour, ayant laissé trop de forces lors de son combat au Tour, mais il enverra son lieutenant Pierre Rolland, meilleur jeune du Tour de France 2011. Il est possible, aussi, que la ville tombe entre les mains de la Belgique, puisque Philippe Gilbert a signalé son désir d’être au départ cette année, et du haut de ses 16 victoires jusqu’à maintenant cette année, incluant les plus belles courses de la saison, il sera le favori marqué de tous. Le norvégien Edvald Boasson Hagen, vainqueur de deux étapes en juillet, sera également une des têtes d’affiche. On ne peut cependant compter sur la présence de l’Australien Cadel Evans, vainqueur du Tour de France et de son dauphin, Andy Schleck, qui devait être au départ, mais suite à des problèmes dentaires, il doit faire une croix sur le Québec.
Soyons maîtres chez nous
Il y aura notre petit Ryder Hesjedal qui aura les dents longues encore cette année, après une quatrième place l’an dernier, ici à Québec et une troisième place à Montréal deux jours plus tard. Puis, la troupe de Steve Bauer, Team SpiderTech p/b C10, seule équipe canadienne ayant une licence continentale pro. Les SpiderTech auront des fourmis dans les jambes au départ, voulant prouver que le cyclisme québécois et canadien se porte très bien. Avec notre légion canadienne au départ, nous devons croire en nos chances de reconquérir nos fortifications.
Un avant-goût
La veille de la course, nous aurons droit à une introduction. En après-midi aura lieu le Challenge Sprint Canada et en soirée le Challenge Sprint Pro. Le concept implique un départ/arrivée devant le manège militaire sur Grande Allée, un rond-point devant le Château, une distance d’un kilomètre, quatre coureurs par départ et de la puissance à l’état pur. On quitte le vélodrome pour la route, la puissance sera un atout, mais la stratégie n’est pas à négliger. Le Challenge Sprint Canada est composé de 12 coureurs canadiens invités. Les deux premiers pourront ensuite croiser le fer avec les Pros. Pour le Pro, chaque équipe inscrite sélectionne un coureur qui défendra ses couleurs.
Vous y serez?
Je sais, la course est un vendredi, et le Challenge Sprint, un jeudi, mais dans les deux cas, l’action se termine tard. Vous ne connaissez rien au vélo, ce n’est pas grave, le grand Louis Bertrand est là pour vous instruire et vous assommer de statistiques. Cet homme est une véritable encyclopédie ambulante. Saisissez cette chance qui vous est donnée, de voir la symbiose entre l’homme et la machine. La puissance humaine, combinée à la technologie des vélos est surprenante. La vitesse que les coureurs atteignent donne presque froid dans le dos. À plus de 60 kilomètres/heure, dans la descente de Gilmour, avec comme seul appui au sol des pneus de deux centimètres de large, il faut réussir à mettre le cerveau à « off » pendant quelque temps.
Nous devons montrer du respect à ces athlètes, leur montrer qu’il n’y a pas juste l’Europe derrière eux.
CharlesB
Le Grand Prix Cycliste de Québec
Dès le 6 septembre dans les rues de la vieille Capitale
Course à Québec le 9 septembre
Course à Montréal le 10 septembre





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