On te présente Mauves avant tout le monde
Crédit photos: Catherine Genest
Mon radar de groupes à surveiller s’est automatiquement mis à biper en voyant le clip (le premier !) de Mauves il y a un petit peu plus d’un mois. En prenant leur show au Festival OFF comme prétexte, j’ai accompagné les gars backstage pendant une partie de la soirée et découvert un band qui promet sérieusement de mettre Québec sur la map.
Esthétique 60’s, esprit mi-dandy mi-adolescent, harmonies vocales à rendre jaloux, textes charmants/charmeurs… Aucune raison pour rester de glace devant la chic formation de Limoilou. Sérieux, faudrait vraiment qu’on fasse preuve de mauvaise volonté pour ne pas voir le buzz potentiel.
« Un vrai groupe de fille ». En tout cas, c’est (un peu) comme ça que le producteur de Mauves les décrits Une carte-là, les gars la joue sans demi-mesures, sans s’en cacher non plus. Impossible de ne pas penser à Chinatown : les deux groupes font partie de la même famille, c’est clair.
Quoique la comparaison s’arrête vraiment là. Julien Déry, Alexandre Martel (a.k.a Alex) et Jean-Cristophe Rubin (alias Johnny) ont leur personnalité bien à eux, la fraîcheur de leurs 20 ans qui joue assurément pour eux, un son et des textes pour les faire sortir du lot aussi. Résultat ? Un truc qui sonne comme Gaston Miron déchiré entre les Beach Boys et The Who. C’est eux-mêmes qui se décrivent comme ça, en fait, et c’est franchement juste.
On rajoute à ça un sens de la mélodie franchement enviable sur des compos qui torchent bien, bien assez pour envahir les ondes radios et faire battre le cœur des nymphettes. Et s’ils étaient une version québéquisée des Arctic Monkeys de Alex Turner et sa bande ? Possible.
(Note de celle qui écrit: je sais que les groupes ont horreur des comparaisons, et je le comprends. Je vais vous dire pourquoi les chroniqueurs musicaux s’en permettent autant : c’est simplement pour leur donner une saveur à travers les mots, et pas pour les traiter de copieurs ou de je-ne-sais-quoi d’autre de pas chouette…)

Justement, j’ai pris soin de vous suggérer de regarder le premier clip du groupe, pour la chanson Annie Hall pour que vous puissiez mettre des sons sur les mots. Et pour voir que à quel point personne ne leur ressemble en ce moment. Surtout au Québec.
Ah ! Et je me suis aussi permis d’inclure un lien vers leur perfo’ réalisée en partie par la charmante Virginie Lavallée Bélanger ( son blogue à elle devrait être dans tes favoris si ce n’est pas déjà fait, soit dit en passant) pour le site OFF sur le toit. Ça sonne un peu venteux, mais c’est toujours aussi bon. Ça vous donnera sans doute une meilleure idée de leur potentiel en harmonies vocales…
Curieux d’en entendre un peu plus ? On prend notre mal en patience, parce qu’on devra attendre à l’automne, probablement au mois d’octobre. Et d’ici là, on se promet de les suivre dans leurs moindres aventures. Surprenez-vous pas de revoir leurs « bettes » de gentils-rockeurs un coup les feuilles rougies, puis tombées. Voilà, voilà : Québec t’aime vous aura averti… et un peu avant que tout le monde le fasse!






Ça sonne venteux et ça look orageux!
Mais Mauves sont extra néanmoins :)
Merci pour la mention (et yé pour le premier billet!).
Virginie ♥
Le vidéo est vraiment superbe! à Limoilou en plus!