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Nektar, windex et rayons laser : Thomas en (auto) portrait

Nektar, windex et rayons laser : Thomas en (auto) portrait


J’ai rencontré Thomas dans une soirée de lancement de  labible.mu. Je n’avais pas encore tout à fait compris sa position dans mon réseau social étendu (quel casse-tête Québec!), je l’aborde donc comme un grand ami (je n’ai toujours pas compris comment on est supposé interagir quand on rencontre des inconnus maintenant qu’on connaît toute leur vie grâce à fcbk). Je mentionne surement au moins 15 amis que nous n’avons pas en commun avant de réussir à faire tous les bons liens. Après une joyeuse discussion pour moi (probablement très étrange et confusante pour lui) je prends congé et, entre 2 becs, je lui fait savoir qu’il doit absolument me rencontrer pour une entrevue Québec t’aime.

Thomas et moi avons plein de trucs en commun, dont une grand-mère artiste de Disraeli et une obsession/fixation/passion pour les mots. Justement c’est à travers les mots (7 mots pour être précise) que je vais vous faire découvrir Thomas. Fictifs, populaires ou approuvés par le Petit Robert,  peu importe… ce sont simplement les mots les plus appropriés à mes yeux/oreilles pour vous présenter Thomas.

Créatif : Graphiste chez Frima, Thomas lui non plus n’aime pas l’étiquette « artiste ». Sa proposition fort intéressante à mon problème d’étiquetage: créatif utilisé non pas comme adjectif, mais bien comme nom commun masculin singulier. Like. Je vais définitivement considérer l’alternative à une étiquette « artiste » fourre-tout qui à force de vouloir tout dire ne veut plus rien dire du tout et, comme le note Thomas, a réussi on ne sait trop comment à s’alourdir d’un sens péjoratif (un sacrilège si vous voulez mon avis, car existe-il un mot qui exprime mieux le pure romantisme, la liberté d’esprit et d’imagination…mais bon quel monde!) Revenons-en à Thomas qui m’avoue ne plus ressentir cet appel intense du dessin qui l’animait autrefois. Très grown-up (après sa phase ado-dark du secondaire) il a appris au cours de ses études collégiales à dissocier graphisme et dessin (mais qu’est-ce qu’on est en train de faire subir à nos artistes/créatifs en essayant de les éduquer!!) J’ai su que la force était toujours avec lui lorsque j’ai compris que de son bureau bruyant des com., haut perché dans les tours de Frima studio, il sait toujours apprécier toute la poésie de la vue que lui offre une grande fenêtre sur la boucane qui s’élève de l’usine à tabac.

Nektar : « Je ne veux pas être prévisible », insiste Thomas. La seule faille dans sa mission d’anti-monotonie: Le Nektar. C’est d’ailleurs là qu’il a décidé de me rencontrer, boudant la brûlerie. Client fidèle, il est accueilli par son prénom, mais il refuse de commander du « comme d’habitude », il y a toujours des limites à être un habitué! Cette fois il a commandé un allongé double grand-cru (parce qu’il ne voulait pas nuire à son cycle de sommeil). Donc pour les stalkers: le Nektar un matin de semaine, si vous voyez un gars qui fait un power nap tout en faisant la file, c’est peut-être lui…!

Windex : En témoignage de son originalité, de sa capacité à innover ou tout simplement de son impatience, Thomas m’explique comment le windex peut s’inscire dans une démarche artistique. En utilisant cette technique non-traditionnelle et apprise nulle part, Thomas a décidé un bon jour que son fond mettait trop de temps à sécher. Il asperge alors sa toile de windex, qui en dégoulinant crée un effet assez « ça coche » de pluie acide. Un point pour la non-prévisibilité.

Rayon laser: Star craft, espace et rayons laser, Thomas me parle de ses passions de jeunesse (J’ai dû faire semblant de comprendre par bout…mon rôle de sœur ne m’a pas mené si loin dans ma compréhension de l’univers juvénile masculin). Au fil de la conversation, on fait le lien avec cette manie infantile de dessiner des vaisseaux spatiaux partout et le premier épisode de censure de Thomas, qui encore gamin avait reçu sa copie d’examen de français avec un gros X rouge couvrant ses dessins et gribouillages.

Fixed gear : Des vieilles passions aux nouvelles, Thomas me parle de son nouveau jouet : un vélo fixed gear (encore une fois je hoche la tête en me demandant ce qui se passe dans la tête des gars). Je finis par comprendre quand il m’explique qu’il aime se salir les mains en réparant/remontant son précieux fixed gear… c’est alors que je me rappelle la scène dans Star Wars II, quand Anakin dit à Padmé (après avoir assassiné toute la tribu responsable de la mort de sa mère) qu’il aime réparer les choses parce que ça lui donne le sentiment d’avoir le pouvoir d’arranger ce qui ne va pas… Thomas ne m’a pas suivi dans ma bulle (vous non plus j’imagine) mais il promet de réécouter la scène. Pour ceux que j’ai rendu extrêmement confus, une petite recap: le gars travaille sur des ordis toute la journée et dans sa vie perso il a une passion, son vélo fixed gear parce que (a) il a du style (b) il aime faire du vélo (c) il aime le réparer et le remonter lui-même, parce que ça lui permet de faire quelque chose de tangible.

Djfier : Non ce n’est pas un mot pour ceux qui se posent la question, mais la vraie question à se poser selon moi est pourquoi ce ne serait pas un vrai mot? Utilisons «mixer» pour les conformistes, mais on s’entend que tout le monde avait compris que Thomas est Dj. Une autre passion qu’il a maintenant le plaisir de pratiquer au sacrilège et dans les lancements de la labible.mu.

Synesthésie : Ok, là c’est pas l’univers masculin que je n’arrive pas à comprendre mais tout simplement celui de Thomas quand il me dit : « J’aimerais ça  être synesthète. » ??? Pour ceux qui ont compris ce mot, veuillez excuser mon ignorance, pour les autres je vais faire ce que toute bonne chroniqueuse ignorante est dans l’obligation intellectuelle et morale de faire: je vous réfère à wikipédia. Pour ceux qui ont une capacité d’attention trop réduite pour lire un texte informatif sur la synestésie, je vous donne la première phrase: «  Un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. » Thomas n’est peut-être pas diagnosticable comme synesthète, mais il trouve que la grippe ça goûte gris et il voit des petits scénarios d’un bonhomme allumette qui saute par dessus un R majuscule quand une personne parle avec un drôle d’accent (j’ai reproduit le schéma dans mon calepin , je vous invite à faire de même pour un support visuel adéquat). Mon diagnostique: il y a du poète en lui.

Thomas B.-Martin

Portefolio

thms.bmrtn@gmail.com

6 commentaires pour “Nektar, windex et rayons laser : Thomas en (auto) portrait”

  1. Moi perso j’adore le bout de star wars

  2. bonne soeur

  3. Bravo probalbement mon pref sur québec t’aime a date! Désoler les autres…GENEVIÈve FOR PRESIDENT!

  4. Cet article fut une merveilleuse lecture de fin de journée. Il a fait travailler ma pensée, visuelle surtout. Mon pref a date, apres Haïti. Mua

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