Businessman et serveuse automate
Tout au long de l’année, on devrait célébrer les bons coups. Les médias ne devraient pas attendre la période de l’Avent pour parler des moins nantis et donner une tape dans le dos à ceux qui travaillent dur toute l’année pour améliorer le sort d’autrui. Je précise tout de même que ce site s’efforce de lever son chapeau et de féliciter les artisans de la capitale nationale à longueur d’année (Voilà mon petit édito de fin d’année!).
Tout en gardant en tête ma thématique, je touche un sujet plus social, éducatif même, pour ce dernier article de 2010. Je veux dire bravo à une initiative franchement intéressante et qui, je l’espère, créera un précédent.
Rencontré dans mon nouveau café préféré, la Brûlerie Limoilou, Maxime Labrecque me parle du projet dans lequel il œuvre comme coordonnateur en cinéma.
Il y a quelques années à Montréal, oui certaines bonnes choses viennent de la ville du maire Tremblay (insérez ici un icône « smiley » en clin d’oeil), Fusion jeunesse met sur pied un projet pour contrer le décrochage scolaire. Cette année, l’Université Laval décide de s’associer au projet et d’en faire un pilote à Québec. En partenariat avec le Carrefour jeunesse emploi de la Capitale Nationale (CJECN), ils ont mis sur pied un projet divisé en trois branches : radio, musique et cinéma. Le but étant d’intégrer des élèves du secondaire dans un projet de septembre à mai. Trois écoles ont été sélectionnées dans lesquels travaillent trois coordonnateurs.
Revenons à mon ami Maxime. Il a donc été engagé pour travailler de pair avec deux groupes de secondaire 3 de l’école La Camaradière. Je précise de pair, parce qu’il n’est pas là pour enseigner le cinéma. Il accompagne. « Je suis là pour les encadrer et les guider dans toutes les étapes de la réalisation du projet. » Les élèves de ses deux classes ont préalablement choisi un cours de projet personnel. C’est donc 2 cours par cycle dans lesquels ils sont en compagnie de Maxime. Pour lui ce sont 2 groupes, dont chacun se subdivise en 8 équipes de 8 élèves.
L’année scolaire débute par quelques cours dans lesquels Maxime présente les principaux métiers sur un plateau de tournage. But à accomplir avant le congé des fêtes: par le biais d’un reportage vidéo, découvrir et faire découvrir un métier inusité. À partir de là, c’est concrètement le projet des élèves. Ils doivent trouver une personne à interviewer, l’appeler, prévoir un rendez-vous avec cette dernière pour ensuite aller filmer sur son lieu de travail. On poursuit avec le tournage où chacun a un rôle sur le plateau. Finalement, le montage image.
À ce moment de la post-production, la moitié du groupe est dans la salle de montage et l’autre est dans une classe à prévoir la mise en marché du film. Dans une vision entrepreneuriale, les élèves, aidés par deux collaboratrices du CJECN, mettent sur pied le marketing de leur film. En mai, un gala sera organisé, une fois de plus par les élèves eux-mêmes, pour présenter les films réalisés durant l’année. Une soirée à laquelle seront conviés les professeurs, la direction de l’école, les amis et bien sûr les parents.
Ces derniers sont d’ailleurs d’une précieuse collaboration, me précise Maxime, car travailler avec des mineurs comportent plusieurs difficultés, légalement parlant. La présence d’une personne âgée de moins de 18 ans devant une caméra demande une décharge des parents. De plus, Maxime ne peut pas avoir de lien direct avec les élèves hors cours. Il a donc créé une page Facebook sur laquelle il écrit des messages généraux. Le côté positif de ce petit bâton dans les roues : les élèves continuent d’échanger entre les cours.
Après autant de travail, le visionnement du montage final a su amener une petite pointe d’émotion chez les élèves. Mais à 15 ans, on essaie de pas trop le montrer! Le sentiment d’accomplissement est évidemment grand. C’est un projet de longue haleine qu’ils mènent, en équipe. Le film devant leurs yeux contient une expérience concrète, motivante et enrichissante, autant sur le plan humain, scolaire que professionnel.
Janvier amènera le deuxième documentaire : faire découvrir un sport ou un métier relié au sport.
Voilà un bel exemple d’encouragement à la persévérance scolaire!
Moteur. Action!
Catherine




Quel humour pour ce dernier article: merci! Bravo pour le projet cinéma! L’école La Camaradière a vu naître de si grands talents, dont le mien! ;) Merci.