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MSA reçoit le monde

MSA reçoit le monde


Où étiez-vous la fin de semaine dernière?  À un souper avec la famille, ou la belle famille, encore pire, à votre chalet, en train de magasiner; et bien mesdames et messieurs, toutes ces réponses sont incorrectes, peut-être vraies, mais vous n’étiez pas au bon endroit.  La preuve?  Et bien des gens en provenance des cinq continents étaient au Mont Sainte-Anne pour assister au Championnat du monde de vélo de montagne et trial 2010.  Je vous entends me dire que vous ne connaissez rien au vélo de montagne, mis-à-part le nom de Marie-Hélène Prémont.  Quoi de mieux que le plus gros évènement en matière de vélo de montagne de la planète pour vous trempez le petit orteil dans ce merveilleux univers.

Au menu, cinq jours de compétitions: du cross-country, de la descente, du four-cross et même du trial.  Pour la première fois, le trial se joignait au vélo de montagne dans le but de couronner ses champions du monde.  Pour la plupart des nord-américains, le trial est un sport inconnu.  Pour vous faire comprendre un peu ce que c’est, imaginez un gymnaste, sans le costume bien entendu, sur un vélo plus long que haut, sans selle, qui fait du parkour en sautant de roches en troncs d’arbres.  J’en étais à ma première expérience de trial, et j’en suis resté surpris.  Voir les athlètes sauter de roches en roches, sur des distances incroyables, c’est assez impressionnant.  Il y avait également une première planétaire, soit le championnat du monde de four-cross couru en soirée, sous les lumières des projecteurs.

L’attraction de la fin de semaine a été selon moi les courses de cross-country.  C’est à cette épreuve que les canadiens réussissent généralement à obtenir les meilleurs résultats.  Et de plus, c’est sur cette épreuve que l’on retrouve le plus fort contingent de Québécois, avec les Prémont, Gagné, Andréane Lanthier-Nadeau (10e, junior), Kristina Laforge (16e, junior), Valérie Meunier (18e, junior), Andréanne Pichette (26e, espoir), Rebbeca Beaumont (30e, espoir), Oliver-Lapierre, Léande Bouchard (28e, junior), Étienne Moreau (37e, junior), Francis Morin (44e, espoir), Simon Lalancette (48e,espoir) et Caron.  À la fin d’une course enlevante, Prémont, la coqueluche du Mont Ste-Anne prend le neuvième rang, dans ce qui était peut-être sa dernière course sur la scène internationale.  Chez les hommes élites, Raphael Gagné, qui en est encore à ses débuts en classe sénior, a terminé la course en 43e position.

Pour ce qui est d’Antoine Caron, qui en était à ses deuxièmes championnats du monde en catégorie junior, il a pris le dixième rang.  Ce jeune homme, qui est un des beaux espoirs canadiens pour le futur ne savait trop comment réagir à sa dixième position, même deux jours après l’épreuve.

En voyant Antoine la première fois, le lendemain de sa course de championnat, je suis resté surpris par son style, qui s’apparentait plus au free skier qu’à un athlète de vélo de montagne.  C’est en parlant avec des gens qui l’ont côtoyé durant sa jeunesse, au Mont Ste-Anne dans le programme de ski étude que j’ai compris ce style.  Talentueux selon ses proches, Antoine était un des meilleurs pour les rails.  C’est à la suite de quelques blessures que Caron a décidé de laisser de coté sa vie de polyvalence athlétique, et de se consacrer uniquement au vélo de montage.

L’entrevue

Charles Brassard : Tout d’abord Antoine, avant de parler de tes réactions d’après course, comment as-tu trouvé ton expérience lors de ces championnats du monde ?

Antoine Caron : L’expérience était vraiment géniale.  C’est super de courir devant sa famille, ses amis, les québécois et les canadiens en général.  C’est d’autant plus extraordinaire de pouvoir regarder les courses, côtoyer les meilleurs athlètes de la planète.

C.B. : Une dixième position aux championnats du monde junior, c’est super non?

A.C. : Je ne sais pas trop comment qualifier ce résultat, d’un côté, je suis vraiment heureux, mais de l’autre, je suis déçu.  J’ai fait la course en tête et avec seulement un tour à faire, j’ai fait une crevaison sur ma roue arrière alors que je roulais en sixième position et que j’avais la cinquième position en ligne de mire.  J’ai du faire un demi tour avec cette crevaison et le temps de rejoindre les mécanos pour changer la roue, j’avais dégringolé en dixième position.  Si ce n’était pas de cette crevaison, je crois qu’un top 5 était possible.

C.B. : Tu envisages quoi pour le reste de la saison et pour la prochaine saison, ta première en catégorie espoir?

A.C. : Pour ce qui est de ma saison, elle est terminée et pour la saison prochaine, je ne sais pas à quoi m’attendre.  Je n’ai pas encore pensé à des objectifs bien précis.  Je crois que je vais gérer une course à la fois, faire mes preuves en tant que première année, mais j’aimerais vraiment me tailler une place sur l’équipe canadienne pour les Championnats du monde, j’aimerais également monter sur le podium espoir sur le circuit des coupes Canada et craquer le top 10 chez les séniors.  L’objectif principal reste de prendre de l’expérience.

C.B. : Une petite dernière question, avec la venue d’événements sportifs majeurs dans la région de Québec, comme ce Championnat du monde, le Red Bull Crashed Ice, la coupe du monde de snow et la course du circuit Protour, crois-tu que Québec est en train de se créer une renommée internationale, comme région capable d’accueillir de plus en plus d’évènements, comme les Jeux Olympiques?

A.C. : Les Olympiques à Québec, all the way!  Je crois qu’avec le succès que tous ces événements ont connus et connaissent encore, c’est sur que Québec a sa place.  Les gens de Québec sont prêts à des gros événements, on le voit juste avec le succès que les autocollants Fierté de Gestev ont connu.

Merci à Antoine Caron pour l’entrevue et à Gestev pour cette belle fin de semaine de sport!

Crédits photos: Charles Brassard

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