Quantcast
Sur le toit du monde

Sur le toit du monde


Chroniques Sur le tapis roux

Le Parlement. Édifice mythique, imposant, froid. Il tente de se faire accueillant, cet été, en ouvrant ses portes gratuitement aux citoyens désireux d’y mettre les pieds. Parmi la pléiade d’activités proposées, la visite de l’horloge qui trône au-dessus du bâtiment vaut le détour.

8H30. Mercredi matin. L’horloger de l’Assemblée nationale, André Viger – qui s’occupe depuis 30 ans des 23 horloges mécaniques de l’institution – nous guidera à travers les 240 marches de l’escalier en colimaçon qui séparent le sol de la cloche de l’horloge.

Construite en 1881, installée en 1888, l’horloge « de la tour » est l’une des mieux préservées et précieuses de son genre. Elle affiche encore ses pièces originales, elle qui n’a subi aucune transformation depuis sa création, ce qui lui vaut la rondelette valeur de 150 000$. Pas mal pour une horloge acquise au coût de 2000$, à l’époque.

Patient, passionné, M. Viger traite du passé de la cloche comme un grand-père parlerait de sa jeunesse. Il est méticuleux dans le détail. Il n’en échappe pas un. Dans une visite d’à peine une heure, il explique les vertus et le fonctionnement de sa protégée : elle donne l’heure à 15 secondes près, son tic tac est l’un des plus précis au monde, elle sonne à toutes les heures, est huilée grosso modo trois fois par année, est remontée tous les jours et a un balancier de plus de 100 livres. Et devinez quoi? C’est M. Viger qui s’occupe de tout ça.

La visite des citoyens d’arrêtent là. Mais la nôtre se poursuit. M. Viger tient à nous montrer la cloche, située quatre étages plus haut, à l’extérieur, là même où flotte le célèbre drapeau du Québec. Les escaliers prennent fin dans une petite pièce de bois, où de multiples signatures sont apposées. Il est si rare que des gens aient accès au site, qu’on les invite à laisser leur trace, lorsqu’ils y parviennent. Kathryne Lamontagne, 11-08-2010, est inscrit sur un mur déjà marqué par la plume de Félix Leclerc.

Une échelle mène au sommet. Si la cloche de 1500 livres étonne de par sa grosseur dans cet espace si petit, difficile de ne pas jeter un œil aux alentours pour constater la merveille qu’est Québec.

Une vue sublime. Difficile à décrire. Une observation à vol d’oiseau du monde, sur le toit de ce dernier. Magique. À couper le souffle. Les plaines séduisent. Le Vieux-Port charme. La Ville inspire. J’aime Québec.

Puis on redescend. Vertige oblige.

Notons que trois autres expositions se joignent à celle des horloges, soit Femmes et vie politique dans le cadre du 70e anniversaire du droit de votes des Québécoises, un hommage à l’ancien journaliste et député Pierre-Stanislas Bédrad et une autre qui souligne le centième anniversaire du quotidien Le Devoir.

L’Assemblée nationale permet aussi jusqu’au 6 septembre la visite des salons bleus et rouges, ainsi que les lieux de travail des députés, en plus de proposer de faire le tour des jardins extérieurs.

http://www.assnat.qc.ca/fr/visiteurs/expositions.html

Aucun commentaire pour le moment... Sois le premier à répondre!