C’est pour mieux te manger, mon enfant!
Êtes-vous affamés? Non?
Moi, je le suis. Depuis toujours. À l’approche du mois d’août.
On le sent. Sans s’en rendre compte. L’inéluctabilité. Le poids d’une fin d’été qui s’amoncelle dans notre subconscient comme la neige d’hiver.
On le ressent. Les jours s’effilochent. Le vent est frais mais ne mord pas encore. La lumière du matin se fait froide, son éclat s’estompe. Le printemps est loin derrière tandis que la température, fraîche et confortable, s’insurge d’un ciel si bleu, si bleu…
Et nous comprenons. Le mois d’août est arrivé. Et avec lui, l’urgence. Oui, l’urgence.
Comme le grand méchant loup je me vois affamé, si effroyablement affamé.
D’en profiter.
C’est l’heure de pique-niquer, d’envahir le tapis vert des plaines d’Abraham, de partager un bon vin blanc avec votre douce moitié, les yeux piqués par le coucher du soleil.
C’est l’heure de profiter pleinement des fins de soirée, adossé à un vieux chêne à la croûte ligneuse, accompagné d’un roman ou d’une caisse d’amis et de bières. C’est le temps de se rappeler des bons moments, le temps de rêver, aussi, ensemble, de la magie de l’existence.
Le mois d’août est l’un de mes préférés. C’est un mois charnière, plein d’espoir, parfait, nostalgique. Il nous rappelle que l’été tire à sa fin, que l’automne approche, que le meilleur est à portée de main.
Pourquoi?
Parce que rien n’est plus savoureux qu’une fin. Lorsque l’on constate qu’une bouchée est la dernière, que l’on ne reverra pas pendant des années un être cher. Le dernier BBQ, la dernière descente en ski de l’année.
Rien n’est plus savoureux qu’une fin.
Nos trips bouffes en plein air prennent une autre signification, au mois d’août. Ce n’est pas le « Ouf, enfin! » du printemps. C’est l’inspiration, la délectation du moment présent.
Allez, mes petits chaperons rouges, courrez avec votre panier, vos galettes, votre fromage et votre petit pot de confiture, et allez arracher à l’été tout ce que vous pourrez en tirer!
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Pour un pique-nique en plein air réussi, vous aurez besoin :
- d’une couvarte carottée;
- d’une napekin jaune fluo;
- d’une belle fille, d’un bon gars ou d’une brochette d’amis (au goût);
- d’un sandwich qui vaut le détour.
Mes spots préférés à sandwiches
Parce qu’il faut s’approvisionner avant de pénétrer la forêt pour pique-niquer hors du sentier.
Picardie
Laissez-vous tenter par leur sandwich du jour et leurs succulents pains de boulangerie. Dégustez un espresso sur leur terrasse avant de passer aux choses sérieuses.
2 adresses :
1029 rue Cartier
418.522.8889
1292 rue McGuire
418.687.9420
L’Épicerie Européenne
Sandwich à la rillette de canard. Un mot : AYOYE.
Pis amenez-donc des olives et deux ou trois fromages pour la route. Ainsi qu’une baguette d’Éric Borderon.
560 rue Saint-Jean
418.529-4847
Site Web
La Boîte à Pain
Savoureuses sandwiches de baguettes-ficelles, j’ai un malin penchant pour celle aux olives kalamata et fromage de chèvre, ainsi que celle à la terrine et orange confite!
2 adresses :
289, rue Saint-Joseph Est
418.647.3666
396 3e avenue, Limoilou
418.977.7571
« Heureusement, les galettes, le fromage et le pot de confiture étaient encore dans le panier. Le petit chaperon rouge et sa grand-maman s’en régalèrent tout en se promettant de se voir plus souvent. »
P




« Rien n’est plus savoureux qu’une fin. »
Permet moi d’en douter mais j’approuve la nostalgie que nous procure le mois d’août !
Tu écris bien Patrice, je t’aime
Ccccchhhuuuuuttttttt, ne stool pas le punch du sandwich à la rillette de canard… Ça va devenir trop populaire et il n’y en aura plus pour nous!!!
Sérieux, c’est vraiment trop MON sandwich! Je suis incapable d’en prendre un autre à cet endroit. Oh, je l’ai déjà fait oui, mais, malgré le fait qu’ils soient tous très bons, j’ai toujours regretté ne pas avoir pris à la rillette.. Depuis, je m’assume pleinement et je prends toujours cela!!!
Et accompagné d’une bonne limonage Rième, c’est top!