« Y’a pas grand chose dans l’ciel à soir… »
Ces paroles ainsi que celles de plusieurs autres artistes ont réellement fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui : un tendre semi-artiste au cœur quasi rempli de merveilleux souvenirs. Bienvenue dans une hymne au cœur du monde des chansonniers.
J’ai peut-être 15 ou 16 ans lorsque je mets les pieds à l’intérieur des Voûtes Napoléon pour la première fois. Situé au beau milieu de la Grande-Allée, ce minuscule donjon de la chanson se devait d’employer à l’époque quelques-uns des plus gros doormen de la ville afin d’assurer la quiétude qui y régnait. À ma grande surprise, ces gentils géants connaissaient toutefois la parole. Ils s’assuraient même de nous dénicher une place à moi et à mes amis à moitié majeurs au beau milieu de la salle « en face du chansonnier s.v.p ».
Après presque dix ans, j’ai l’immense plaisir de vous dire que rien n’a changé et c’est parfait comme ça. La formule est la même. Les visages sont presque tous les mêmes. Surtout les chanteurs de pommes à l’avant et les clients, souvent venus de partout au Québec, semblent avoir autant sinon plus de fun qu’avant.
Ces descriptions sont assez fraîches dans ma tête puisque je m’y suis retrouvé, cette semaine, avec mes amis Marc-André et Pierre-Philippe pour une summer reunion, à chanter pour la fête de l’un d’entre eux. Disons-le, on ne va pas aux Voûtes pour déguster une bière. En réalité on s’en fout. On y va franchement pour caler une biééérrreee en bonne compagnie et de se foutre amicalement de la gueule de l’autre à côté pendant qu’il essaie tant bien que mal de chanter Isabelle de Jean Leloup. D’après moi, c’est ce sentiment d’inhibition totale qui rend les gens à l’aise avec l’endroit. L’opportunité d’être quelqu’un d’autre, le temps d’une soirée. Jacques Brel, Kevin Parent ou même Cayouche… vraiment, on s’en fout!
Les Voûtes, pour moi, c’est un endroit où l’on retrouve un service personnalisé et courtois. Des chansonniers hyper talentueux et surtout, surtout, des urinoirs piqués tout droit à une écurie dans le rang Saint-Ange.
Igloo Igloo Igloo !!!
John Mike.




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